Des pistes pour évaluer notre empreinte carbone

Des pistes pour évaluer notre empreinte carbone

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Chacun de nos actes de consommation a un impact sur l’environnement et contribue aux émissions de carbone dans l’atmosphère. Nous sommes tous d’accord pour dire que le réchauffement climatique n’est pas encore sous contrôle et qu’il faut agir pour réduire nos propres émissions.

Pourtant, notre première tendance est aussi souvent de se voiler la face. Il est tentant d’être sélectifs dans la manière d’envisager notre impact. Au-delà du transport, nous sommes encore aujourd’hui bien démunis pour arriver à une estimation objective, car les outils d’évaluation manquent.

Alors, par où commencer ?

La première chose à faire pour savoir ce que l’on peut accomplir à notre échelle est de mesurer notre impact. À ce titre, je trouve que l’effort du Monde pour mesurer l’impact de sa production vidéo sur l’environnement est un excellent exemple.

L’initiative est résumée dans l’article “Comment « Le Monde » traque et réduit l’empreinte carbone de ses vidéos”. Le Monde a préparé un tableau permettant, à l’aide de quelques clés d’entrée simples, d’estimer l’impact carbone de chaque reportage.

La méthode se concentre pour le moment sur la phase de production du reportage, incluant à la fois, les transports utilisés pour la réalisation du reportage, mais également l’électricité utilisée pour filmer et monter la vidéo. L’impact carbone dépend finalement surtout des transports utilisés. L’avion ou la voiture comptent pour une large part dans le bilan des vidéos. À partir de ces enseignements , Le Monde peut ainsi optimiser ses règles de production de reportages pour en limiter l’impact sur l’environnement.

Pour assurer la transparence auprès de ses lecteurs, l’impact carbone est mentionné en fin de vidéo.

L’approche du Monde est réplicable à d’autres domaines. En tant que responsables d’entreprises technologiques, il est aussi de notre devoir d’adopter une démarche similaire pour :

  • Dresser le bilan carbone global d’une plate-forme de service en ligne et le communiquer aux utilisateurs.
  • Évaluer la part de chaque utilisateur dans cette consommation pour lui permettre d’évaluer son usage.
  • S’inscrire dans une démarche d’amélioration continue pour expliquer les gains opérés.

Cette pratique d’évaluation carbone, de traçabilité, de responsabilisation des entreprises et de transparence doit se généraliser, pour permettre aux consommateurs que nous sommes de faire nos choix de manière éclairée. Nous en sommes encore aux balbutiements et ProcessOne est fier de travailler sur une méthodologie pour mesurer l’impact carbone des services en ligne.

Reste maintenant à généraliser cette pratique de transparence. Si Le Monde l’a fait, nous pouvons certainement tous y parvenir.

Et vous, allez-vous convaincre votre entreprise de mettre en place cette transparence carbone ?