Quatre boules de cuir

Quatre boules de cuir

Créativité

Les histoires sont partout. Le storytelling comme disent les anglophones domine le monde. Je préfère le mot narration.

Nous sommes tous friands d’histoires, de romans, de films, de nouvelles séries. Netflix s’est bâti sur notre besoin insatiable de découvrir, redécouvrir encore et toujours de nouvelles trames, aventures, romances.

La musique, presque malgré elle, véhicule également cette fascination très humaine pour les histoires. Les opéras constituent le point de rencontre le plus évident. Parfois, pourtant, dans un format court, percutant, proche de la nouvelle, on trouve dans la chanson de fantastiques histoires.

Le plus bel exemple de narration dans une chanson me vient d’un conteur hors pair, Claude Nougaro. « Quatre Boules de Cuir » est un concentré de micro-fiction qui touche à la perfection. Il y a tout dans ce morceau. Les personnages, l’antagonisme, le déroulement, la chute, la psychologie, la mise en scène, l’ambiance jusque dans les onomatopées.

Si vous ne connaissez pas cette perle, je vous laisse avec cette version live, qui montre aussi la gestuelle de Nougaro :

Quatre boules de cuir (live) — Claude Nougaro

Claude Nougaro est une personnalité fascinante. Son retour sur le devant de la scène est une magnifique histoire. Classé comme has been par Barclay, sa maison de disque de l’époque, il part seul pour New York, pour créer un de ses albums les plus emblématiques Nougayork. L’album est enregistré avec des musiciens stars à New York, album dans lequel on sent la force de caractère de Nougaro, son talent et sa rage de prouver qu’à 60 ans, il est toujours aussi créatif. L’album est un énorme succès commercial.

Je vous laisse avec cette vidéo de Claude Nougaro interprétant Nougayork en 1988 aux Victoires de la musique, après avoir reçu les récompenses d’artiste et d’album de l’année. Il y savoure sa revanche de manière ostensible.

Claude Nougaro « Nougayork » Les Victoires de la Musique 1988

Voici deux de mes morceaux préférés, certainement en raison de la puissance de leur évocation et des histoires qu’ils racontent.