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Jetlag – Le Flow #10

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Vivre intensément, vivre à deux cents à l’heure. Je vous parle aussi de Guillaume Néry et d'Estas Tonne.


Alors, comment se passe votre week-end ?

Notre vie a trouvé un rythme de croisière. En six semaines de confinement, nous sommes maintenant dans une phase de routine. Pour la pimenter, on s’accroche aux souvenirs, à nos projections, voire nos fantasmes.

Cette semaine, j’explore ce que peut signifier vivre à deux cents à l’heure.


Jetlag

En quittant l’aéroport, je saute dans un taxi jaune. Il empeste la clope. Les sièges fatigués, le skaï couleur cendre, tout m’écœure. Le chauffeur me parle, mais je ne capte rien de son accent Indo-New-Yorkais.

Ce doit être le jetlag.

Rien de glamour. Pourtant, j’ai appris à aimer cet entre-deux, entre l’aéroport et la destination. Je suis épuisé, mais je savoure ce qui vient après. Déjà parti, pas encore arrivé. Le corps se relâche.