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Conscience – Le Flow #21

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Voyage fantastique à la frontière de la réalité, du rêve et du cauchemar. Je vous parle aussi de Fanny Ruwet, d'Adeline Dieudonné et de Kadhja Bonet.


Alors, comment se passe votre week-end ?

La fête nationale est proche, les bureaux se désertifient, les collègues viennent en shorts et robes légères, les villes commencent à se vider. Ce week-end d'été marque le vrai début de la période de vacances.

C'est ce moment où l'on peut se permettre d'avoir l'esprit ailleurs, d'être plus joueurs, de se reconnecter à notre esprit d'enfant. On dit l'enfant insouciant, mais il a aussi des peurs viscérales qu'il s'autorise à exprimer. Alors, il s'invente des histoires, pour jouer avec, pour les affronter, les regarder droits dans les yeux, en frissonnant pour s'amuser.

C'est ce que j'ai découvert et qui me plait dans le fantastique. C'est un genre qui peut s'avérer profond, connecté à une symbolique éminemment humaine.

Voici un de mes petits contes fantastiques. Je vous laisse le lire et je vous retrouve juste après pour vous donner du contexte.


Conscience

François renaissait dans la fraîcheur de l’aube parisienne. Il savourait le plaisir simple de traverser la ville encore déserte, de sentir le soleil poindre au-dessus des toits en zinc. Dans le Marais, un collégien le doubla à bonne allure. Les yeux rivés au sol, il semblait porté par son immense cartable. Un écusson vert vif se détachait sur son sac : « Enfants pour le climat ».

Le môme avait aligné son pas sur celui de François. Il tournait régulièrement la tête pour jeter un œil en arrière. Dans ces rues désertes, le garçon semblait inquiet et mal à l’aise. Que faisait cet enfant dehors à cette heure ? pensa François.