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infrastructures & fictions
Le Flow 70 19 juin 2021 3 min de lecture

Les Bisounours

Où je parle des Bisounours, de Prudence et de Chimères.


Alors, comment se passe votre week-end ?

« On ne vit pas dans le monde des Bisounours ! »

S’il y a une expression que je déteste, c’est bien celle-là.

Je pense que 99 % des personnes qui emploient cette expression n’ont sûrement jamais vu un épisode des Bisounours.

Alors, si vous avez entendu ou utilisé cette expression et ne savez pas ce qu’est un Bisounours, laissez-moi vous éclairer. Les Bisounours sont avant tout une gamme de jouets dans les années 80. Ils modernisaient le design des ours en peluche, en s’appliquant à en faire des personnages colorés avec un thème différent sur le ventre (cœur, gateau, etc).

Partant de là, depuis la fin des années 70, pour vendre des jouets, il faut utiliser le levier du cinéma et de la télévision. Les Bisounours sont donc devenus des personnages de dessin animé, au cinéma puis à la télé.

Revenons maintenant à l’expression, ce qu’elle dit de notre société et pourquoi cela me désole.

« On ne vit pas dans le monde des Bisounours ! » est l’expression des cyniques et des désabusés.

C’est l’argument ultime pour clore une conversation, pour refuser la discussion. C’est pour moi l’équivalent du point Godwin. Quand on perd pied, on finit par vous traiter de nazi (le point Godwin) ou de naïf (le point « Bisounours »). On peut imaginer d’ailleurs que le nazi traite l’autre de Bisounours et vice-versa.

Dans la bouche de ceux qui l’utilisent, le Bisounours est naïf, facilement manipulable, pas assez endurci et trop « doux » pour être adapté à la vie en société, au monde dur et brutal dans lequel nous vivons. L’Homme est un loup pour l’Homme, et pour survivre, il faudrait accepter la brutalité de notre monde.

Le monde des Bisounours serait un monde idéal, dans lequel la gentillesse domine, dans lequel on peut se faire confiance et s’entraider.

Euh, finalement, ça semble cool, le monde des Bisounours. Leur vision du monde font envie, non ?

Je ne recule devant aucun sacrifice pour vous, alors je suis allé visiter le monde des Bisounours. Vivre dans le monde des Bisounours n’est pas si facile.

Les Bisounours aident des enfants déprimés, harcelés, qui fuguent ou qui ont peur du noir. Ils luttent contre les dérives totalitaires, font face à des problèmes climatiques, comme le manque d’eau.

Je peux vous dire que les Bisounours font un vrai travail pour aider leur prochain et améliorer un monde qui n’est pas si idéal que ça.

Le titre anglais est d’ailleurs révélateur : the Care Bears, les ours soigneurs ou les ours qui aident.

Le monde des Bisounours n’est finalement pas si loin de notre monde. Il y a des problèmes, rien n’est idéal. Un groupe d’ours colorés travaille pour essayer d’agir à leur niveau en utilisant leur gentillesse et une énergie positive.

Les Bisounours, ce sont des militants, des associations écologiques, de santé, d’assistance aux personnes en difficulté.

Le monde des Bisounours est un monde dans lequel la société s’organise pour faire face aux imprévus, où des personnes s’impliquent pour avancer et aller de l’avant.

Non seulement nous vivons dans un monde qui sous bien des aspects est proche de celui Bisounours, mais je pense aussi que nous manquons de Bisounours, de gens prêts à agir pour le bien commun. Nous avons besoin de Bisounours !

🥰❤️🥰


Podcast

Cette semaine, le podcast Double Vie accueille Estelle Faye. Estelle est autrice. Depuis toujours, elle raconte des histoires, sous toutes ses formes. Romans, nouvelles, scénario, littérature jeunesse, elle a même gouté au théâtre et au court métrage. Elle nous parle de sa passion pour l’écriture et la création.

🎧 À écouter sur la chaine YouTube Double Vie.

À retrouver également sur Apple Podcast et le site Double Vie.

La dose de flow

Inspiration: Chimères !

J’ai déjà partagé mon envie de vous parler de technologie et de relier la technologie aux arts, à la fiction et aux sciences humaines.

C’est le concept de Chimères, une émission que j’espère pouvoir animer régulièrement. J’en présente le concept dans cette vidéo.

N’hésitez pas à me dire si le thème vous plait et s’il y a des sujets que vous aimeriez me voir traiter !

Musique

Vous vous souvenez de ce tube de la chanteuse italienne Gala (j’ai dû rechercher), à la fin des années 90 ? Mais si, Nananana Nananana…

GALA - Freed from desire [Official Video]

Quand on retire l’orchestration datée, et que l’on se concentre sur la voix et la mélodie, ça donne une reprise épurée par Olivia Merilahti (Prudence), la chanteuse du groupe The Dø :

Freed From Desire (Gala Cover at Konbini)

À suivre

Parler sérieusement des Bisounours dans le Flow ? C’est fait ✅

Alors, pour la suite, je relâche la pression. C’est-à-dire ? Je ne me mets qu’un seul objectif : me faire plaisir et continuer à écrire des trucs !

Je vous souhaite un merveilleux week-end !

— mikl 🙏

Le Flow — la lettre

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Toutes les deux semaines, je partage le Flow : mes textes de fiction en avant-première, mes réflexions sur l'écriture, et ce que trente ans dans les infrastructures m'apprennent sur la technologie.

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